Lexique

Soin fascia 6

Les fascias

Du latin «faisceaux», les fascias sont les membranes qui relient tous les organes du corps (muscles, tendons, ligaments, os, organes, viscères, système nerveux) de la tête aux pieds et de la surface de la peau jusqu’au plus profond du corps. Ces membranes se contractent en cas de choc physique ou émotionnel. Les traumatismes physiques génèrent contusions et douleurs : ils sont facilement repérables. Les traumatismes psychiques, notamment les états de stress répétés, beaucoup moins. Pourtant, ils ont les mêmes effets sur les fascias, en particulier au niveau des viscères et du système nerveux. Les contractions et rigidités musculaires ressemblent parfois à de véritables «armures» qui emprisonnent l’émotion non exprimée et modifient le rythme vibratoire interne. Elles peuvent engendrer à long terme fatigue générale, instabilité, maux de ventre, troubles digestifs ou gènes respiratoires. La détente des fascias joue un rôle préventif pour la santé. Elle permet de remettre en fonctionnement le mouvement sensoriel interne qui améliore la fluidité énergétique, favorise la connexion avec soi, la joie de vivre et la créativité.

La Somato-psychopédagogie (SPP)

Issue de la fasciathérapie, elle-même dérivée de l’ostéopathie, la SPP est une approche qui repose sur l’unité corps-esprit et mobilise par un contact manuel la force d’auto-régulation du corps. Le thérapeute travaille avec la globalité corporelle : la sienne et celle du patient. La pratique comporte plusieurs phases :

  • La relation d’aide manuelle qui consiste à écouter les rythmes infimes, exercer des micro-étirements pour libérer l’espace à l’intérieur du corps et guider la personne dans la découverte de sensations de Soi profondes ;
  • La gestuelle : enchaînements de mouvements lents exécutés en conscience (comme dans le Taï-Chi) qui permettent de s’approprier son propre corps de l’intérieur ;
  • L’introspection sensorielle : c’est une mobilisation intentionnelle sur les sens internes, les mouvements autonomes, la résonance, les vibrations internes de son propre corps ;
  • L’entretien pour aider le patient à se percevoir dans sa globalité à travers l’expérience du toucher manuel, à retrouver les sensations de lâcher-prise et de cohérence corporelle vécues pendant la séance ;
  • La dynamique de groupe ( en atelier) : c’est le partage de l’interaction ; apprendre sur soi quand on écoute l’autre.
Soin fascia 4
Soin fascia 5
Soin fascia 1

Perceptions sensorielles

Il s’agit des mouvements vibratoires microscopiques, pulsations légères ou ondulations perceptibles à l’intérieur de soi ou sous la peau d’un patient, comme une «respiration interne» qui anime l’intérieur du corps. Ces perceptions rassurantes apportent calme et sérénité. Pendant un soin, mes mains sont à l’écoute de la physiologie profonde du corps. L’absence de mobilité indique une zone corporelle momentanément en difficulté. Mon approche consiste alors à «réveiller» le réflexe d’amplitude des tissus en détendant les zones situées à proximité du «blocage» pour que l’énergie circule harmonieusement dans le corps.

Énergie

Emprunté à la pensée taoïste et intraduisible dans notre langage scientifique occidental, le «Qi» se rapproche de la «force en action» empruntée au mot grec «energeia» ou au «souffle de vie» traduit «ankh» chez les égyptiens, «pneuma» chez les grecs ou «prâna» chez les indiens. La tradition médicale chinoise décrit une série de canaux énergétiques répartis en 12 méridiens principaux – 6 à l’avant du corps, 6 dans le dos – plus 2 méridiens médians ainsi qu’un réseau secondaire. Le fonctionnement systémique du corps humain est comparable à un réseau de communication reliant les différentes structures de l’organisme. Pour reprendre l’expression du Dr Janssen, (cf. «La solution intérieure», ed librairie Fayard, 2006), «Le Qi serait donc assimilable à la cascade des échanges électroniques qui s’opèrent dans la matière vivante, vecteur fondamental de l’information et de l’énergie».

Arbre de vie. Énergie
Séance de Reiki

Le Reiki

Le Reiki (Force Universelle de Vie) est une méthode naturelle du corps qui unit plusieurs concepts : celui du Zen et des Arts martiaux japonais « ki », celui du Taoïsme chinois « Chi » et celui du « prâna » de la philosophie indienne. Fondée par le Dr Mikao Usui (15 août 1865 / 9 mars 1926) cette pratique, qui s’est répandue en occident à partir des années 1980 ne véhicule aucune connotation religieuse. Elle consiste à mettre en relation l’énergie universelle (Reï) et l’énergie captée de la terre (Ki) pour détendre, apaiser, équilibrer la force de vie.
En tant que praticienne du Reïki, j’ai été initiée selon le rituel de Mikao Usui et me suis engagée à ce titre déontologiquement à pratiquer dans le respect absolu de l’individu et de la vie, l’altérité et le partage.

Le moment présent

L’être humain s’identifie souvent aux idées qui le traversent, que son mental traduit en mots et qui l’emprisonnent. Vivre le moment présent est comme une «pause» : on cesse de suivre le flot de ses pensées, on laisse le silence s’installer en soi et on accède à une nouvelle dimension de conscience à soi et au contexte environnant. Il s’agit à la fois d’une «immobilité» intérieure et d’une ouverture illimitée de nos perceptions au monde qui nous entoure (personnes, objets, événements,…). En restant présent à ce que l’on est, à ce que l’on fait, à ce que l’on vit, on ressent une infinie sérénité qui nous relie à la compréhension de soi et du monde.

Homme contemplant les nuages depuis le sommet d'une montagne